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janvier 2009

8. Le dualisme concentrique est-il une forme de passage entre l’échange généralisé et l’échange restreint, ou la superposition des deux principes moniste et dualiste ?

Dominique TEMPLE

Pour Lévi-Strauss, la réciprocité n’a pas d’origine sociale, elle est une donnée psychologique. Si la notion de réciprocité est innée, pourquoi imaginerait-on que les structures ternaires sont dérivées de structures binaires ? La réciprocité ne doit-elle pas être immédiatement généralisée ? Lévi-Strauss contestera donc l’existence d’organisations dualistes vraies :

« Le principe fondamental de mon livre Les Structures élémentaires de la parenté (I) consistait en une distinction entre deux types de réciprocité auxquels j’avais donné le nom d’échange restreint et d’échange généralisé, le premier possible seulement entre des groupes de raison 2, le second compatible avec n’importe quel nombre de groupes. Cette distinction m’apparaît aujourd’hui naïve, parce que trop proche encore des représentations indigènes. D’un point de vue logique, il est plus raisonnable, et plus économique à la fois, de traiter l’échange restreint comme un cas particulier de l’échange généralisé » [1].

Et de proposer cette hypothèse :

« Le dualisme concentrique est lui-même un médiateur entre le dualisme diamétral et le triadisme, et c’est par son intermédiaire que le passage d’une forme à l’autre se fait. (…)
Pour parler plus exactement, tout effort pour passer de la triade asymétrique à la dyade symétrique suppose le dualisme concentrique qui est dyadique comme l’un, mais asymétrique comme l’autre » [2].

Nous adoptons immédiatement l’idée que des organisations sociales ne soient jamais des organisations dualistes pures et dures. Pourquoi une société serait-elle tributaire d’un seul principe d’organisation dualiste, si Parole d’union et Parole d’opposition sont logiquement données simultanément ?

Cependant, si la structure dite concentrique, expression du principe moniste, est souvent sinon toujours associée aux structures diamétrales, la structure dite du “dualisme concentrique” qui en résulte ne nous paraît pas pour autant signifier un terme de passage entre la structure triadique proprement dite et le dualisme. Lévi-Strauss lui-même a bien mis en évidence la coexistence de la structure diamétrale et concentrique dans son étude « Les organisations dualistes existent-elles ? » [3]. Il décrit ainsi le village des Bororo au Brésil :

« Au centre, la maison des hommes, demeure des célibataires, lieu de réunion des hommes mariés et strictement interdite aux femmes. Tout autour, une vaste friche circulaire ; au milieu, la place de danse, adjacente à la maison des hommes. C’est une aire de terre battue, libre de végétation, circonscrite par des piquets. À travers la broussaille qui couvre le reste, des petits sentiers conduisent aux huttes familiales du pourtour, distribuées en cercle à la limite de la forêt. Ces huttes sont habitées par des couples mariés et leurs enfants. La filiation est matrilinéaire, la résidence matrilocale. L’opposition entre centre et périphérie est donc aussi celle des hommes (propriétaires de la maison collective) et des femmes, propriétaires des huttes familiales du pourtour.
Nous sommes en présence d’une structure concentrique, pleinement consciente à la pensée indigène, où le rapport entre le centre et la périphérie exprime deux oppositions, celle entre mâle et femelle, comme on vient de le voir, et une autre entre sacré et profane : l’ensemble central, formé par la maison des hommes et la place de danse, sert de théâtre à la vie cérémonielle tandis que la périphérie est réservée aux activités domestiques des femmes, exclues par nature des mystères de la religion… » [4].

Lévi-Strauss souligne une première opposition entre profane et sacré et une seconde entre mâle et femelle. Le sacré est manifestement tout ce qui est humain, le profane se réduit à rien d’humain : progressivement, par les petits sentiers rayonnants du centre vers la périphérie, on va vers la forêt, vers la nature, c’est-à-dire vers le Rien. Cette figure concentrique n’est pas réductible à une opposition corrélative. Le Tout et le Rien est un faux dualisme car tout est dans le Tout et il n’y a pas de contenu sémantique dans le Rien. Notons encore le nom d’homme, Bororo, qui désigne aussi le centre, la place de danse “où l’unité de la communauté se reconstitue”. La parole d’unité prétend bien dire ce qui est l’humain.

Lévi-Strauss poursuit :

« Chez les Bororo, le centre sacré du village se compose de trois parties : la maison des hommes, dont une moitié relève des Cera et l’autre des Tugaré, puisqu’elle est recoupée par l’axe est-ouest (ce qu’attestent les noms respectifs des deux portes opposées) ; et le Boróro ou place de danse, sur le flanc est de la maison des hommes où l’unité du village se reconstitue. Or c’est là, presque mot pour mot, la description du temple balinais avec ses deux cours intérieures et sa cour extérieure symbolisant, les deux premières une dichotomie générale de l’univers et la troisième, la médiation entre ces termes antagonistes » [5].

La maison des hommes, comme son nom l’indique avant que Lévi-Strauss n’ait reconnu le principe de maison, est un lieu de “réunion” d’hommes célibataires qui ne participent pas d’une relation matrimoniale ou qui s’en dégagent momentanément. La place centrale est encore plus marquée par l’unité de la conjonction que la maison elle-même puisque les deux éléments réunis dans la maison des hommes sont ici confondus. Ce lieu n’est pas seulement homogène, un lieu seulement commun, il est aussi celui de la “contradiction”, la place de la “médiation entre termes antagonistes” et même celui de la religion. Le centre, la place de danse, concentre toute la réalité de ce dont la dualité, expression de la différenciation, peut aussi rendre compte ; il focalise cette réalité dans l’unité.

On peut cependant argumenter que le profane n’est pas “rien” en face du “religieux” qui serait “tout”, puisque dans le profane il faut tout de même mettre les huttes où les femmes vivent avec leurs enfants... Mais cette difficulté se dissipe dans l’analyse du second dualisme envisagé par Lévi-Strauss, le dualisme des sexes, masculin au centre, féminin à l’extérieur.

Nous avons vu que la Parole d’union était fréquemment confiée à un élément anormal, asocial ou marginal (Nous avons eu un exemple de cette marginalisation à un niveau sociologique avec la relégation de la Parole religieuse ou magique aux Chipaya). Il est une autre solution, le partage des deux Paroles entre hommes et femmes. Mais on ne peut parler de dualisme. Le dualisme suppose une corrélation. Entre la Parole d’union et la Parole d’opposition, il n’y a aucune corrélation. C’est l’artifice de l’observateur (ici Lévi-Strauss) qui peut seul établir cette “complémentarité” ; ce que faisait Niels Bohr lorsqu’il considérait les points de vue de l’homogénéisation puis de l’hétérogénéisation des expériences contradictoires destinées à prendre la mesure d’événements quantiques comme “complémentaires”.

Nous avons aussi rencontré ce partage des deux Paroles avec les cultures boliviennes tarabuco et jalq’a, ou encore avec les hommes d’Isluga qui ont une prédilection pour la Parole d’opposition alors que les femmes choisissent de préférence la Parole d’union. Dans le cas des Bororo, il semble bien que les hommes ont la responsabilité de la Parole d’union, et même une responsabilité exclusive puisqu’ils sont “propriétaires de la maison collective”, et que les femmes sont “exclues des mystères de la religion”. Les femmes ont dès lors la responsabilité de la Parole d’opposition (les Bororo sont matrilinéaires et matrilocaux et les femmes sont propriétaires des huttes familiales du pourtour).

S’il y a une vie profane qui n’est donc pas “rien” par rapport au sacré, c’est qu’elle est organisée par la Parole d’opposition tandis que le sacré, le religieux, est organisé par la Parole d’union. Il est vrai que nous n’avons fait que constater cette association du religieux et de la Parole d’union, mais elle se rencontre si souvent que nous la tenons pour régulière.

L’organisation de l’espace doit à présent satisfaire aux exigences des deux Paroles. Ce lieu est un cercle intermédiaire entre le centre et la périphérie, à mi-distance entre la maison des hommes et de la forêt, occupant le milieu entre le pôle du mouvement centrifuge et le pôle du mouvement centripète, car le sacré diffuse du centre vers la périphérie autant qu’il converge de la périphérie vers le centre. Les maisons à mi-chemin entre la nature et le sacré sont aussi le lieu de relations matrimoniales de type dualiste, c’est-à-dire de la Parole d’opposition. Sur le cercle, il est en effet possible de disposer les maisons selon une symétrie dualiste simple ou complexe, en octogone par exemple.

Lévi-Strauss estime que les diverses anomalies que l’on observe dans l’organisation du village bororo par rapport à une structure dualiste idéale se comprennent si l’on admet que les Bororo pensent simultanément leur structure sociale en perspective diamétrale et en perspective concentrique... c’est-à-dire, selon notre interprétation, simultanément avec la Parole d’opposition et la Parole d’union. Mais il ne nous apparaît plus nécessaire de faire provenir le dualisme d’une relation ternaire par l’intermédiaire d’un dualisme concentrique. « D’un point de vue logique, il est plus raisonnable et plus économique à la fois, de traiter l’échange restreint comme un cas particulier de l’échange généralisé », disait Lévi-Strauss pour justifier sa deuxième thèse défendue dans Anthropologie structurale.

C’est là un argument sans réplique mais purement logique. Il est vrai que la thèse des Structures élémentaires de la parenté ne permettait pas d’expliquer la présence de centres ou cercles, etc. au sein des organisations dualistes. Lévi-Strauss n’avait pas encore découvert ni le principe de maison ni la valeur de la conjonction qui aujourd’hui permettent de résoudre ces problèmes. La transformation imaginée par Lévi-Strauss entre l’échange généralisé et l’échange restreint par l’intermédiaire du dualisme concentrique n’est utile que si l’on veut par souci d’économie ramener à un seul principe logique toutes les choses observées. Ce principe est pour Lévi-Strauss le principe d’opposition.

« L’efficacité symbolique consisterait précisément dans cette “propriété inductrice” que possèderaient, les unes par rapport aux autres, des structures formellement homologues pouvant s’édifier, avec des matériaux différents, aux différents étages du vivant : processus organiques, psychisme inconscient, pensée réfléchie » [6].

Sans doute, le principe d’opposition de Lévi-Strauss correspond-il à une grande loi de la nature, le principe de différenciation, principe de la vie. On le retrouve en effet à l’œuvre dans la construction du génome des êtres vivants, à l’origine de la paire électrons positif et négatif, et de manière plus générale, de toute matière et de son anti-matière. On peut remarquer la similitude du principe de Lévi-Strauss avec le Principe de Pauli qui en est une sorte de généralisation. Et l’on peut remonter ainsi jusqu’aux quarks !

Mais comme les organisations dualistes manifestent de nombreuses anomalies par rapport à ce que devrait être une organisation entièrement régie par le principe d’opposition, Lévi-Strauss a voulu en rendre compte en proposant une structure généralisée [7]. Il a interprété ce qui ressortait en fait du principe d’union comme une phase intermédiaire d’une réduction à deux termes d’une organisation à un nombre indéterminé de termes, mais cette ingénieuse imagination l’a empêché de penser l’efficacité simultanée de deux principes. Ce souci de ramener toute la réalité à un seul principe passionnait aussi Einstein. Et Lévi-Strauss n’a pas appelé “échange généralisé” et “échange restreint” les deux principales formes de la réciprocité, qu’il interprète comme échange, sans une certaine fascination comparable à celle du grand physicien pour la relativité. Ne dit-il pas d’ailleurs :

« La théorie de la réciprocité n’est pas en cause. Elle reste aujourd’hui, pour la pensée ethnologique, établie sur une base aussi ferme que la théorie de la gravitation l’est en astronomie. Mais la comparaison comporte une leçon : en Rivers, l’ethnologie a trouvé son Galilée ; et Mauss fut son Newton. Souhaitons seulement que, dans un monde plus insensible que ces espaces infinis dont le silence effrayait Pascal, les rares organisations dites dualistes encore en activité puissent attendre leur Einstein, avant que pour elles – moins abritées que les planètes – ne sonne l’heure prochaine de la désintégration » [8].

Einstein résista toute sa vie à l’idée de Bohr bien que ce fût lui qui ait eu le premier l’audace de considérer le quantum de Plank comme une entité opératoire. Il ne pouvait pas croire que Dieu ne soit pas doué d’une logique de non-contradiction. Comme Einstein souhaitait la primauté de la relativité, Lévi-Strauss souhaite la généralisation du principe d’opposition bien qu’il ait le premier bouleversé sa théorie par le principe de maison. Comme Einstein, Lévi-Strauss est resté longtemps fidèle à une seule conception de la réalité. Mais c’est peut-être Bohr qu’attendent les organisations dualistes, et plus certainement… Lupasco [9].

Le principe d’opposition est vrai comme l’est la théorie de la relativité, mais il doit faire de la place au principe d’union (au principe de maison). La Parole d’opposition trouve ses limites où commence la Parole d’union. Et dès lors, la vie sociale apparaît fondée sur le principe du contradictoire car ces deux Paroles sont deux expressions de la même énergie et seul le contradictoire peut être à l’origine de ces deux actualisations antagonistes.

La différence entre la réalité dont s’occupent les sciences physiques et celle dont s’occupent les sciences humaines tient à l’importance du contradictoire par rapport à ses deux polarités non-contradictoires. La nature physique ou biologique, nous révèle la Physique moderne, n’est ni exclusivement homogène ni exclusivement hétérogène car elle est à ses limites toujours quelque peu contradictoire. L’énergie psychique quant à elle, est ni homogène ni hétérogène mais essentiellement contradictoire. Cette énergie échappe ainsi à toute mesure, c’est-à-dire qu’elle est hors des temps.

Le développement des institutions des organisations sociales correspond à l’actualisation synergique des deux principes religieux et politique (moniste et dualiste). Les empires du nouveau monde comme ceux de l’ancien étaient ordonnés par des oppositions classificatoires et aussi par un symbolisme religieux. Ni l’interprétation dualiste seule ni l’interprétation moniste seule ne peut rendre compte des premières communautés humaines, car c’est le contradictoire qui se révèle comme principe dominant. Leur être ne peut être connu qu’en envisageant successivement leur actualisation dans la Parole d’union et leur actualisation dans la Parole d’opposition, puis en associant le résultat de ces deux Paroles. Cela ne veut pas dire que chacune de ces Paroles possède la moitié de la vérité. Chacune signifie la totalité du sens mais dans sa propre réalité. Il y a deux vérités. De chacune et de leur dialogue naîtra encore davantage de sens. Ces deux vérités engendrent une troisième vérité : « puspach ayllu musiñani »

« Les quatre ayllu aimons-nous, respectons-nous, faisons la paix… » [10].

Ce qui est vrai des deux Paroles d’une communauté l’est aussi du rapport de cette communauté avec les autres, même avec une société qui prétendrait comme la nôtre n’avoir de souci de l’autre que pour en faire son objet d’étude.

*

Conclusion : un premier essai de langage

La réciprocité primordiale donne naissance à l’être social.

Mais les choses peuvent être inversées, c’est maintenant l’être qui est à l’initiative, c’est lui qui parle, et la Parole prend comme signifiants premiers les dynamismes mêmes de la nature : Union et Opposition.

La Parole a deux clefs : l’une à deux pans, la Parole d’opposition ; l’autre à un pan, la Parole d’union. 2 + 1 sont des figures emblématiques de la fonction symbolique aux origines.

La fonction contradictorielle, qui peut être dite l’efficience de l’être, rétablit du contradictoire toujours par la réciprocité dans la parole elle-même. La fonction contradictorielle (principe de croisée, principe de liminarité) se manifeste concrètement par les organisations dualistes et les organisations que nous avons appelées monistes.

Il faut souligner que dans ces deux Paroles primordiales, l’être n’est pas individuel. Seul le parlant est individuel. L’être, lui, requiert la contribution de l’autre. Dans une parole comme dans l’autre, celui qui parle doit à l’autre de pouvoir dire une valeur qui ne lui appartient pas, qui appartient d’abord à la réciprocité, c’est-à-dire une valeur dont il sent qu’elle n’est pas lui ni l’autre mais un plus d’être, l’Autre. Or, il voit cet Autre dans l’expression du visage de l’autre. De plus, lorsque l’Autre parle par lui, c’est à l’autre qu’il s’adresse, qu’il doit traverser par sa parole avant que celle-ci ne puisse avoir un sens pour lui-même. C’est presque de l’autre que l’on reçoit sa propre parole. L’autre est le révélateur de l’Autre.

La présence de l’Autre est encore plus évidente lorsque la Parole d’union mène le jeu. C’est par un “Il” que l’Autre parle. Ce “Il”, beaucoup de communautés le confient à un tiers : l’étrange, l’anormal, un être à part. Bien souvent, le chaman chargé de la Parole d’union est choisi parmi les êtres exceptionnels, ambigus ou fragiles qui ne se laissent pas “qualifier” de manière immédiate en termes d’opposition... personnes asexuées, bisexuées ou stériles... Le Tiers parle alors par “Il” qui est un tiers par rapport à “Je et Tu”. Un inconnu parle pour le Tiers. La structure ternaire assure l’individuation de l’être et l’homme devient le principe singulier de l’universel.

Nous avons voulu dégager les principes qui dans les sociétés primitives révèlent le primordial, disent les conditions d’avènement de l’humanité et pour comprendre comment les organisations sociales, économiques, politiques, religieuses engendrent le sens et la liberté nous avons proposé une réévaluation de plusieurs catégories : le principe de réciprocité, le principe du contradictoire, le principe d’opposition et le principe d’union, et nous avons même proposé de nouvelles catégories, le principe de croisée, le principe de liminarité, tous deux expressions de la fonction contradictorielle, et nous avons réévalué le principe dualiste et le principe moniste, ainsi que la réciprocité ternaire, à l’origine de la dialectique du don et de la dialectique de la vengeance. Mais, aujourd’hui, la réciprocité partout est remplacée par l’échange au service de l’intérêt privé.

L’homme n’était peut-être qu’un premier essai de langage car il semble désormais tout nier des matrices de l’être. La nature rêvait-elle trop vite, trop fort, d’être humaine ?

*

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Notes

[1] LÉVI-STRAUSS, C. anthropologie structurale. Paris, Plon, 1958, réed. 1974, p. 167.

[2] Ibid., pp. 167-168.

[3] Ibid., chapitre VIII, pp. 147-180.

[4] Ibid., pp. 156-157.

[5] Ibid., p. 163.

[6] Ibid., p. 223.

[7] « Marcel Mauss, puis Radcliffe-Brown et Malinowski, ont révolutionné la pensée ethnologique en substituant à cette interprétation historique (la théorie de Rivers qui pensait les organisations dualistes comme autant de produits historiques de l’union entre deux populations différentes…) une autre, de nature psycho-sociologique, fondée sur la notion de réciprocité. Mais dans la mesure où ces maîtres ont fait école, les phénomènes d’asymétrie furent rejetés au second plan, parce qu’ils s’intégraient mal dans la nouvelle perspective. » (Ibid., p. 179).

[8] Ibid., pp. 179-180.

[9] Cf. Stéphane Lupasco. Les trois matières. Paris : Julliard, 1960 ; réédité en poche dans la Collection 10/18, 1970 ; 3ème éd. : Strasbourg : Cohérence, 1982. L’énergie et la matière vivante. Paris : Julliard, 1962 ; 2ème édition : Julliard, 1974 ; 3ème édition : Monaco : Le Rocher, Coll. "L’esprit et la matière", 1986. Le principe d’antagonisme et la logique de l’énergie - Prolégomènes à une science de la contradiction. Paris : Hermann, Coll. "Actualités scientifiques et industrielles", n° 1133, 1951 ; 2ème édition : Monaco : Le Rocher, Coll. "L’esprit et la matière", 1987.

[10] Cf. Chap. 7 “La coexistence des Deux Paroles chez les Aymaras”.


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